mardi 27 juin 2017

Pourquoi?




J'ai beaucoup parlé du "comment?" sur ce blog, mais plus rarement du "pourquoi?".

Pourquoi nous sommes-nous lancés dans l'aventure zéro déchet? Pourquoi essayons-nous de vivre avec moins? D'adopter un mode de vie simple et minimaliste? Pourquoi manger principalement végétalien?

Voici donc les réponses à des questions qu'on nous pose souvent.

Lorsque nous avons emménagé ensemble, il y a 4 ans, nous avions un mode de vie tout à fait "classique". N'ayant pas de voiture, habitant en centre-ville, nous faisions nos courses à pied au supermarché le plus proche et étions donc limités dans nos choix.

Ceci dit, nous faisions toujours attention à adopter une alimentation équilibrée et notre bonne santé nous importait vraiment. Nous avons donc transité assez naturellement vers le bio, pour la majorité de nos achats.

Lorsque nous avons acquis notre voiture, le champ des possibilités s'est élargi et nous avons pu tester les magasins exclusivement dédiés au bio qui se trouvaient en périphérie de la ville. C'est assez contradictoire pour des personnes sensibles à l'écologie que la transition ait pu se produire grâce à l'achat d'un véhicule, mais je souhaite être franche avec vous, je ne cache rien. L'offre bio des grandes surfaces est assez limitée et pose question quant à l'éthique et aux moyens de production utilisés.

Pendant quelques mois nous avons combiné achats en grande surface et Biovital, à Antheit.

Comme je le dis souvent, lorsque l'on commence à se poser des questions, on ne s'arrête plus.
Nous consommions beaucoup de pain à l'époque et, notre sens critique se développant, nous souhaitions connaître les ingrédients exact du pain non-bio que nous achetions pendant nos courses. J'ai donc écrit un e-mail au service clientèle de cette grande surface et... à ce jour je n'ai encore reçu aucune réponse.
Nous avons cherché dans les rayons, inspecté les étiquettes, posé des questions, rien ni personne n'a jamais pu nous dire ce qu'il y avait exactement dans ces tartines que nous mangions en quantité chaque semaine.

Ce silence rendait mon pain suspect. Nous avons donc abandonné totalement la grande distribution pour nous concentrer sur Biovital et les maraîchers locaux.

L'étape suivante a été la lecture du livre de Béa Johnson sur le zéro déchet. D'un coup, nous avons ouvert les yeux sur un non-sens: nous achetions des produits bio et locaux, nous avions réduit drastiquement notre consommation de viande, mais tous ces produits étaient emballés dans du plastique non recyclable, ou dans des sachets en papier tout aussi pollueurs à la production et destructeurs de forêts...

Nous nous sommes sentis hypocrites et nous avons donc adopté tout doucement le mode de vie zéro déchet, en l'adaptant à nos besoins spécifiques. Nous nous sommes renseignés, avons lus plusieurs livres, blogs, regardé des documentaires, des chaînes Youtube, écouté des Podcasts, découvert des magasins en vrac dans notre région (l'Entre-pot, Grasphopper...).

Trouver des alternatives sans déchets à nos habitudes, nous adapter et repenser chacun de nos achats et de nos gestes a été facile et rapide. Notre poubelle s'est allégée et nous voyons encore aujourd'hui avec plaisir l'impact réel et positif de ce mode de vie. Nous avons la sensation de concrétiser nos valeurs de respect de l'environnement et de simplicité.

Tout étant lié, en nous renseignant sur ce thème nous avons suivi des réflexions sur la consommation de produits animaux, sur le minimalisme et la simplicité volontaire qui nous intéressaient déjà depuis quelques temps.

Pour asseoir notre impact sur l'environnement, nous avons donc cessé de consommer de la viande, du poulet, du poisson, des fruits de mer et du lait de vache. Une chose en entraînant une autre, nous avons découvert une nouvelle manière de cuisiner. Grâce à l'adoption d'une alimentation composée à 99% de végétaux nous avons pris conscience des apports dont nous avons besoin, notre cuisine est devenue plus créative, simple et originale. Grâce aux bocaux de conservation, nous avons plus d'aliments différents et notre alimentation est bien plus variée qu'avant.

Depuis presque deux mois nous n'avons plus acheté d’œufs ni de fromage et nous vivons très bien. Notre prise de sang annuelle est bonne, rien à signaler.

Pourquoi pousser jusqu'au presque végétalien me demanderez-vous?

Parce qu'en prenant conscience de l'impact de notre consommation sur l'environnement (objets, vêtements, mobilier et alimentation), nous avons appris que l'industrie des produits d'origine animale n'est en rien respectueuse de la vie sur Terre. Sans parler des animaux abattus ou exploités chaque jour pour leur viande, leur lait, leur cuir ou autre, la pollution générée par ce commerce est pire que celle produite par d'autres secteurs aussi bien pour l'air que l'eau.

Attention, nous mangeons encore de la viande et du fromage occasionnellement, lorsque nous sommes invités ou au restaurant. Nous ne souhaitons pas passer pour des extrémistes auprès de notre famille et nos amis, nous voulons simplement montrer à notre entourage qu'il est possible d'être heureux et en accord avec ses principes tout en réduisant significativement son impact sur l'environnement.

Je rassure les sceptiques, nous n'avons absolument pas l'impression de nous "priver" de quoique ce soit. Nous avons abordé ces changements petit à petit et nous nous sommes adaptés grâce à notre volonté de bien faire. Nos envies et nos aspirations ont changé avec nos habitudes.

Pourquoi le minimalisme et la simplicité volontaire?

Comme je l'ai déjà expliqué dans plusieurs articles, notre démarche de simplicité nous permet de dégager de l'espace, du temps et de l'argent pour ce qui compte vraiment.

Je me suis lancée dans un challenge zéro shopping d'un an car j'estimais avoir assez de vêtements, chaussures et accessoires pour "survivre" sans achats pendant 12 mois. J'ai même purgé mon dressing plusieurs fois depuis le début de l'expérience.
Je n'ai pas invité Chris à me suivre dans ce challenge, mais il est très peu dépensier de nature, on peut donc considérer qu'il l'a déjà réussi.

Avant, à chaque fois que nous pensions à un achat quelconque, nous réfléchissions et nous posions plusieurs questions concernant l'utilité de l'achat, les ressources utilisées, le transport et nous attendions quelques jours/semaines/mois avant d'acheter. Souvent, nous réalisions que cet objet que nous souhaitions n'était pas utile.

A présent, nous avons bien réussi notre "transition" consumériste et ne ressentons même plus le besoin d'acheter. Nous préférons nous contenter de ce nous possédons déjà. Le shopping n'est plus ma thérapie-bonheur comme il l'était avant. Je préfère dépenser mon temps et mon argent dans des expériences, un dîner avec ma sœur et/ou ma maman, un voyage avec Chris, ou une plante qui m'apporte vraiment quelque chose de positif.


Nous ne jugeons absolument personne autour de nous. 

Nous préférons donc montrer que nous vivons très bien, que ce que nous cuisinons est savoureux et suffisant en quantité, que notre mode de vie zéro déchet est facile à mettre en place et même agréable à vivre, en accord avec l'environnement. Nous invitons notre entourage à la réflexion sur les modes de consommation, sur les besoins réels de l'humain et sur le respect de notre planète et de ses habitants.